Le jour où j'ai rejoint Marine

par Nicolas Richoffer  -  13 Février 2012, 22:27  -  #Vie politique

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1842. C'était la semaine dernière. Marine Le Pen face aux lecteurs de Metro et aux caméras d'LCI. Au milieu de toutes les aberrations prononcées par la candidate du Front National à l'élection présidentielle, une phrase m'a marqué. Elle était sincère de sa part et, même si j'étais silencieux au bout de la pièce, elle nous a mis d'accord. Ça devait être à peu près ça : "Si vous pensez que l'Etat Français doit être libre d'ouvrir ou de fermer ses frontières comme il l'entend, que nous devons mettre en œuvre une politique protectionniste qui favorise en premier lieu les Français, que ce pays représente notre identité et que nous devons la préserver, alors vous êtes de mon avis. Si, au contraire, vous pensez que le concept de nation est une idée du passé, qu'il faut  se diriger vers des instances plus larges, l'Europe dans un premier temps et pourquoi pas une gouvernance mondiale à terme, avec une abolition des frontières, alors vous n'avez aucune raison de voter pour moi". Oui madame Le Pen, là-dessus, je vous rejoint. Sans tomber dans le cliché du "citoyen du monde", je vois mal comment, dans ma vie quotidienne, je pourrai m'épanouir en envisageant les autres peuples comme une menace, en faisant apprendre le breton, le basque ou que-sais-je à mes enfants sous prétexte que c'est plus important pour eux que l'anglais, l'espagnol ou même le mandarin. Les coups de tampons donnés sur mon passeport mon appris que les frontières sont faites pour être franchies, et donc abolies. Ils m'ont aussi appris que si j'avais eu une autre nationalité, je serais peut-être cantonné à un territoire grand comme la Bourgogne et que je le vivrais mal. Mes séjours aux Etats-Unis ou en Asie m'ont aussi appris que l'on est tous les mêmes, animés par l'envie d'être heureux dans la paix et pas forcément dans l'opulence. Avec un toit, des assiettes pleines et quelques jeux pour rigoler un peu. Ils m'ont aussi prouvé que sans racisme et sans rejet de l'autre, il y aurait beaucoup moins de guerres, beaucoup moins de morts. Oui madame Le Pen, je n'ai aucune raison de voter pour vous. La France que vous nous proposez est tournée vers le 19e siècle, la prospérité économique en moins. Non madame Le Pen, je ne voterai pas pour vous car je veux sourire aux autres toute ma vie et qu'ils me sourient eux-aussi.

 

Fanfan 14/02/2012 18:04


Aujourd'hui n'est pas comme les autres...Tes mots ont été plus fort que ta photo ! D'habitude, peu de mots te suffisent...La photo parle d'elle-même...Là bien sur la photo de Madame Lepen ne
"raconte" rien !!!...Bravo pour ces mots...Je signe !!! Euh tu ne m'avais pas dit que tu te présentais ???...Bises

mt 14/02/2012 12:59


Je n'ai pas de mots pour te dire combien j'aime ton texte ...