Le deuil, la misère, l'indifférence et le sourire

24 Mai 2009, 22:04  -  #Société


847. Samedi soir à Bobigny, le petit Diego, 7 ans, est mort dans l'incendie de l'entrepôt où sa famille squattait avec d'autres Roms, faute de trouver un terrain d'accueil. Catherine Peyge, la maire (PC) de la ville, affirme avoir, la semaine dernière, alerté le préfet sur les conditions de vie de ces gens du voyage, refoulés de villes en villages. Sans réponse ajoute-t-elle. Personnellement, je veux bien la croire. Ce dimanche, c'est une poignée de futurs cirrhosés arborant fièrement un tee-shirt affublé de la mention "sécurité" qui barrait l'accès, pourtant sur une voie publique, au lieu du drame. Pas le moindre policier. Et pas de lettre de mission de la préfecture non-plus. Bref, les flics du neuf trois semblaient avoir autre chose à foutre qu'être sur les lieux d'un incendie mortel. Autant faire garder l'endroit par une bande de clanpins au frais du contribuable. Les quelque 300 personnes évacuées étaient "relogées" dans un gymnase de la ville. Et là… pas mieux. Aucun personnel municipal ou policier et pas de distribution d'eau malgré la chaleur estivale. Quelques tapis et beaucoup de patience leur suffiront bien. D'ailleurs, Dimitru (au fond) et les enfants n'en ont pas perdu le sourire pour autant.