435. Aujourd'hui, c'était un peu la guerre à Paris. La guerre du feu, comme dans le roman des frères Boex. Il fallait tout mettre en œuvre pour préserver la Flamme. La flamme des olympiades
chinoises, vous l'avez bien compris. Présent au premier étage de la Tour Eiffel pour l'allumage de la torche, j'ai ensuite fait appel à mon flair légendaire pour aller me poster sur le passage de
la flamme… au seul endroit où elle n'est finalement pas venue : à l'Hôtel de Ville. Comme la suivre était quasiment impossible, j'ai préféré aller l'attendre quelquepart. Et si la flamme n'est pas
venue jusque sur la place, cela n'a pas empêché les nombreux manifestants (certains arborant les drapeaux officiels des jeux et de la Chine, d'autres celui du Tibet où de la campagne de Reporter
Sans Frontières) de se faire entendre. Et là, j'ai pu me rendre compte, en observant la scène plutôt qu'en courant derrière Diagana, Douillet et consorts, comment la police et la gendarmerie
françaises avaient pour objectif de chasser les protestataires et de supprimer drapeaux et affiches de gens respectant pourtant le périmètre autorisé. Alors s'exprimer en respectant les règles, en
agissant juste quelques drapeaux et en criant quelques slogans pour les caméras de télé, ce n'est même plus possible en France quand il s'agit de la Chine ?
Vos commentaires