Jeudi 27 mars 2008

424. Charleville-Mézières, fin de matinée. Michel Fourniret tend un texte au président du tribunal : "En l'absence de huis-clos, je vous demande de bien vouloir le lire aux familles des victimes". Ce seront ses seuls mots de la journée, avec cet autre bout de papier brandi en guise de bonjour : "Sans huis-clos, bouche cousue". En tout et pour tout, son intervention aura duré quelques dizaines de secondes, qui auront suffi à annoncer la couleur. Et qui m'auront suffi pour prendre ce cliché dans un baillement de porte salutaire. Je suis dehors, il pleut des cordes, trois baies vitrées et la salle des pas perdu me séparent de la salle d'audience… Quand la porte s'ouvre sur le violeur et tueur d'enfants, à l'écran, faisant son cinéma muet. Trois photos en rafale et c'est dans la boite. Et mes excuses à Monsieur Fourniret pour avoir violé son droit à l'image.
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