
123. Comme j'y ai déjà passé un peu de temps, poursuivons notre bout de chemin à
Roland-Garros. Sensation du jour : Lleyton
Hewitt, qui après avoir perdu les deux premiers sets face à Gaston Gaudio, le vainqueur 2004, a arraché la qualification pour le troisième tour (4/6, 3/6, 6/2, 6/4, 6/2) au cours d'un match de
trois heures trente. Mais ne voit-on pas déjà, dans ce regard capté pendant la deuxième manche, derrière ces yeux pleins de désespoir, un avant-goût de la révolte qui s'annonce ?

121. Quel meilleur auteur à citer que Tonton David pour parler de la France multiculturelle ? J'étais cet après-midi à Château-Rouge, dans le 18e arrondissement, et la route de tout ces gens
passait par
les couloirs du métro.

120. Hier, le film "4 mois, 3 semaines et 2 jours" a reçu la palme d'or à Cannes. N'étant pas un cinéphile confirmé, je me garderai bien de commenter le choix du jury. Je constate simplement
qu'avec ce "récit cru et puissant d'un avortement interdit sous le régime communiste", je cite
24heures.ch, le message est clair : le monde du cinéma aime de plus en plus les histoires
sombres.

119. Un petit hommage aux Sapeurs-Pompiers, qui ont multiplié les interventions ces derniers jours à la suite des intempéries. En fouillant un peu dans mes images, je me suis rendu compte que mes
bonnes photos de pompiers ne sont pas nombreuses. Elles sont difficiles à faire pour deux raisons : sur une véritable intervention, on peut difficilement approcher de l'action, filtré par les
forces de l'ordre. Et sur une manœuvre, comme ici lors d'une
simulation de crash dans le Morvan, les photos respirent rarement le
vrai… Je m'en tire bien sur celle-ci, mais pour combien d'autres clichés où les visages sont détendus, voire souriants, sans compter les victimes à la limite de l'hilarité ?

118. En voilà deux qui, à vouloir être au dessus du lot, ont bien pu prendre la foudre la nuit dernière.

117. On ne doit pas être nombreux à avoir eu la possibilité de prendre cette photo. Non pas parce qu'il s'agit en quelque sorte de l'opération à vif d'un des douze apôtres, quoique cette seule
raison aurait pu en être une bonne. En fait, j'ai pu, le 19 décembre 2006, arpenter les échaffaudages qui recouvraient
l'église
Saint-Sulpice, à Paris. Et j'y ai trouvé cet artiste, pas malheureux de soigner l'épaule cassée de Saint-Matthieu.

116. Ce jour là, cherchant la fraicheur du parc, allongé dans l'herbe sous 35°C à l'ombre, j'ai levé les yeux au ciel, et j'ai vu ça.

115. Si j'étais à Reims,
hier, c'était pour une rencontre avec Lorenzo Delloye, 19 ans, le fils d'Ingrid Betancourt. Cela fait
cinq ans et trois mois que sa mère a été enlevée par les Farc, dans la forêt colombienne. Nicolas Sarkozy l'a déjà reçu avec sa famille à l'Elysée, mais la guerre des nerfs avec le président Uribe
et les Farc pourrait encore être longue.

114. Aujourd'hui, au cours d'un aller-retour à Reims, j'ai eu cinq minutes pour rentrer dans la cathédrale des rois de France. Celle des sacres. J'y ai trouvé quelques pensées qui se consumaient
dans un silence… religieux !
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