425. Il y a parfois des ciels qui me laissent pantois. Tels une armée, ces cumulus avançaient sous mes yeux pour envahir un ciel dont le bleu tentait héroiquement de résister.

424. Charleville-Mézières, fin de matinée. Michel Fourniret tend un texte au président du tribunal : "En l'absence de huis-clos, je vous demande de bien vouloir le lire aux familles des victimes".
Ce seront ses seuls mots de la journée, avec cet autre bout de papier brandi en guise de bonjour : "Sans huis-clos, bouche cousue". En tout et pour tout, son intervention aura duré quelques
dizaines de secondes, qui auront suffi à annoncer la couleur. Et qui m'auront suffi pour prendre ce cliché dans un baillement de porte salutaire. Je suis dehors, il pleut des cordes, trois baies
vitrées et la salle des pas perdu me séparent de la salle d'audience… Quand la porte s'ouvre sur le violeur et tueur d'enfants, à l'écran, faisant son cinéma muet. Trois photos en rafale et c'est
dans la boite. Et mes excuses à Monsieur Fourniret pour avoir violé son droit à l'image.

423. Les photos, c'est souvent à la commande. Tout à l'heure, il me fallait une image panoramique avec Paris en fond et un journal Metro quelquepart. Avec la mention "Urgent". Et comme il faisait
justement un temps pourri sur Paname…

422. Je l'ai déjà croisé deux ou trois fois dans les couloirs du Stade de France, mais je ne l'ai jamais photographié. Thierry Gilardi est donc mort aujourd'hui d'un infarctus, à même pas cinquante
balais, et à la veille d'un alléchant France-Angleterre qu'il devait commenter. C'est moche.

421. Parait que les prix des billets de TGV ont de fortes chances de flamber dans les mois à venir. La faute à Réseau Ferré de France, l'entreprise propriétaire des rails de l'Hexagone, qui va
augmenter le prix du péage facturé à la SNCF. À eux de nous faire préférer le train…

420. Quand on est un rapace à jamais trônant dans la cathédrale des rois de France, celle de Reims, on mérite le titre.

419. Une ballade dans la nature et une simple épine d'acacias suffisent parfois à mon bonheur photographique.

418. … de son adversaire à la municipale de Pau. Il reproche Martine Lignières-Cassou, maire sortante réélue, la publication d'un hebdomadaire gratuit sur la ville dont le budget exploserait les
comptes de campagnes. Perdre de moins d'un point, c'est dur…
417. Merci à Judith, qui prépare sans doute un petit papier sur les bienfaits d'un bon p'tit dej', et qui m'a permis de faire un cliché… appétissant. Le dernier cookie de ma poche n'y a pas
résisté cinq minutes plus tard.

416. Pour savoir subvenir aux besoins de ce blog, parfois, il faut savoir se sacrifier.
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