
131. En générale, je ne suis pas un grand fan des couchers et levers de soleil. S'ils sont superbes à regarder, ils sont difficiles à bien prendre en photo, et piégeux du fait de la lumière
constamment changeante. Mais le week-end dernier, en séminaire sur l'île de Bendor (près de Bandol), j'ai surpris les premiers rayons du samedi, et me suis mis à photographier sans conviction.
Résultat : un cliché simple mais efficace, d'autant plus avec ce petit rayon vert qui vient nous rappeler que le soleil recelle nombre de couleurs que même mon appareil ne pourra jamais capter ou
effacer…

116. Ce jour là, cherchant la fraicheur du parc, allongé dans l'herbe sous 35°C à l'ombre, j'ai levé les yeux au ciel, et j'ai vu ça.

107. Un jour viendra où cette mouette ou ses descendants devront prendre le large. Appuyée sur cette bitte d'amarrage, sait-elle qu'irrémédiablement, sa ville, Venise et ses onze siècles d'histoire
prestigieux, s'enfonce ?

75. Le 05 octobre 2003, lorsque j'ai pris cette photo des usines de Montceau-les-Mines arrosant allègrement l'atmosphère de leurs gaz à effet de serre, il faut bien l'admettre, la société était moins alarmiste qu'aujourd'hui… Enfin, moins qu'il y a quelques semaines. C'est incroyable, tout de même, de voir comment tous les candidats qui ont signé le projet de Nicolas Hulot, s'engageant donc à faire nommer un numéro 2 du gouvernement en charge du développement durable, ont tout simplement éclipsé l'écologie du débat pré-electoral. Mais l'air de rien, Hulot a bien enregistré les signatures. Et les réglements de comptes pourraient être impitoyables.

68. Les deux randonneurs disparus en forêt guyanaise depuis la mi-février, et dont je vous avais parlé le
4 mars puis le
12 du même mois, ont réapparu ! Un véritable exploit, faute d'être un miracle… En effet, si elle est très hostile, cette forêt n'en est pas moins très dense, donc très riche. Ainsi, ces deux personnes ont su survivre car elle connaissaient bien le milieu et ont pu l'exploiter au mieux. Voici donc l'occasion pour moi de vous offrir un petit plongeon dans la forêt tropicale, à la rencontre de la faune et de la flore qui ont croisé mon regard et mon objectif.
Immersion.

42. Tandis que les militaires qui recherchent deux randonneurs disparus dans la forêt depuis le 13 février n'ont toujours pas trouvé la moindre trace (
la dépêche AP sur Yahoo !), la Guyane fait à nouveau parler d'elle dans l'actu. Le Parc Amazonien a été officiellement créé : sur une surface grande comme le Portugal,
la forêt sera désormais protégée. Mais comment le faire efficacement, face à des orpailleurs clandestins aux moyens industriels, des orpailleurs légaux sans scrupules et des officiels souvent de connivence ? Cette saignée dans la forêt, prise une cinquantaine de kilomètres au sud de Cayenne, prendra trois à cinq siècle pour être absorbée par la forêt selon les spécialistes…

41. Aujourd'hui, j'ai découvert par hasard, au cours d'un reportage le long du périphérique parisien, que les murs anti-bruit que nous avons déjà tous longé un jour le long des autoroutes et autres
rocades, ne sont pas fait en pierre, comme il y parait, mais dans une sorte d'aggloméré de bois. Si l'info n'a pas grande importance, elle sert au moins à illustrer cette image prise cet
après-midi…

40. Ce petit arbre
foudroyé du coté de Montcenis (71) aurait-il une âme qui chercherait à s'envoler sous la forme d'un crucifix ?

36. La photographie est une imposture géante. Le grand jeu de nombre de
photographes, dont je fais partie, est bien-sûr, contrairement à ce que l'on croit, de faire une photo qui ne ressemble pas à ce que l'on a vu. Il en était ainsi pour
Le monstre du Loch Ness, photo qui a été prise sous un soleil éclatant, pour
La dame du Carroussel, qui n'a pas du tout été prise en pleine nuit, ainsi, bien évidemment, que pour
L'Homme invisible aux 24 Heures… Ici, même chose : j'ai juste levé la tête au ciel en direction des arbres et pivoté mon appareil sur lui-même en prenant la photo à une obturation plutôt lente.

34. Ce week-end ont commencé les recherches de deux randonneurs français, disparus dans la forêt guyanaise depuis le
13 février dernier. Les retrouver sain et sauf relève de la mission presque impossible, tant les conditions de survie (animaux, chutes d'arbres, humidité…) et de repérage y sont compliquées. J'ai eu la chance, les 2 et 3 décembre derniers, de passer deux jours et une nuit en plein cœur de cette forêt équatoriale exceptionnelle, à 100 kilomètres au sud de Cayenne, dans une base de scientifiques du CNRS. Pour y accéder, une demi-heure d'hélicoptère au dessus de la jungle, qui s'étend à perte de vue. Certains scientifiques s'y sont perdus plusieurs heures à moins de 300 mètres du camp. Nous aurons régulièrement l'occasion d'y retourner dans ce blog…
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